ADIEU
Tu étais destinée A voir les tresors Et les sept Merveilles De mon coeur en prière
Mais notre destinée Gouta au triste sort De la rose vermeille Cueillie par la Lumière
Poignardé dans le dos Par la dague de la trahison J'ai souffert mille étés Loin de ta douce presence
Mon soleil devint chaud Et la bague de notre union Fut jetée dans le bucher Attisé par mes transes
J'appelais ton esprit Tous les soirs a minuit En priant le Seigneur Que tu entendes ma voix
Mais l'appel de la vie Se perdit dans la nuit Et la chaleur du coeur Donna naissance au froid
Je fus emprisonné Dans la forteresse du Roi Cimetierre des ames en deuil Et des esprits trahis
Les jinns des vieilles cités Volerent l' or de ma foi Cachée dans le cercueil Du coeur que tu as maudit
Et pas une ame Pour pleurer le malheur De mon amour pour toi
Pas une seule ame Dans la caverne du coeur Pour se souvenir de moi
J'aurais tout donné Pour enfin te voir Verser une larme d'amour Sur la tristesse des cieux
Devrais-je pardonner T'écouter, te croire Ou fuir pour toujours La tendresse de tes yeux?
S'il suffisait d'aimer Disait la chanson Je ferais de ce monde Une éternité
S'il suffisait d'errer Dit mon oraison Je serais dans ce monde Ton fantome d'été
S'il suffisait d'errer A cause de mes passions Je serais l'être immonde Qui hante ton été
Mais l'errance est une fleur Aux pétales sans vie Qui se fane dans la main Des le premier printemps
J'ai donc écouté mon Coeur Au lieu de mes envies Et choisi le chemin De l'éternel Printemps.
Ce poème est une personification des desirs vains et futiles qui entravent le chemin spirituel et dont chaque être doit se débarasser. |